Décryptage
Défaillances d'entreprises 2026 : les chiffres et ce qu'ils changent pour les avocats
Défaillances d'entreprises 2026 : 70 766 sur 12 mois à fin août (Banque de France). Lecture par taille et secteur, et ce que cela change pour vos clients.
Par l'équipe Liasse · · 10 min de lecture
En bref
- Selon la Banque de France (publication du 9 octobre 2026), 70 766 entreprises ont fait défaillance sur les 12 mois à fin août 2026, soit 4,8 % de plus qu'un an plus tôt et 19,3 % au-dessus de la moyenne 2010-2019.
- La Banque de France compte comme défaillance l'ouverture d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire, en date de jugement et par unité légale : les sauvegardes et les conciliations ne sont pas incluses.
- Les microentreprises représentent 92 % des défaillances, mais les hausses les plus fortes par rapport à 2010-2019 touchent les entreprises plus grandes : +59,3 % pour les moyennes entreprises et +78,8 % pour les ETI et grandes entreprises.
- Le secteur conseils et services aux entreprises, qui inclut les activités juridiques et comptables, compte 9 040 défaillances sur 12 mois, 41,7 % au-dessus de sa moyenne 2010-2019.
- Un créancier dispose de 2 mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au BODACC pour déclarer sa créance au mandataire judiciaire (art. R622-24 du Code de commerce).
Le 9 octobre 2026, la Banque de France a publié son chiffre mensuel : 70 766 défaillances d'entreprises sur les 12 mois à fin août 2026. C'est 4,8 % de plus qu'un an plus tôt et 19,3 % au-dessus de la moyenne 2010-2019. Les défaillances d'entreprises en 2026 se sont stabilisées à un niveau haut, et ce plateau concerne bien plus de clients que ceux des spécialistes des procédures collectives.
Le chiffre a très peu bougé en un mois (70 692 à fin juillet, sur données révisées). Mais un plateau à plus de 70 000 n'est pas une bonne nouvelle. Pour un cabinet d'affaires, cela veut dire qu'en moyenne près de 200 entreprises par jour calendaire passent en redressement ou en liquidation judiciaire, et que certaines sont vos clients, leurs fournisseurs ou leurs débiteurs.
Combien de défaillances d'entreprises en 2026 ?
Trois sources publiques donnent le pouls, à quelques jours d'intervalle.
| Source | Date de publication | Période | Chiffre |
|---|---|---|---|
| Banque de France | 9 octobre 2026 | 12 mois à fin août 2026 | 70 766 défaillances (+4,8 % sur un an) |
| Altares | 13 octobre 2026 | 3e trimestre 2026 | 14 652 défaillances (+0,5 %), près de 72 000 sur 12 mois |
| AGS | 7 octobre 2026 | 9 premiers mois 2026 | 1,96 milliard d'euros avancés à 211 277 salariés |
Une précision de définition, parce qu'elle change la lecture. Pour la Banque de France, une défaillance est l'ouverture d'une procédure collective qui suppose une cessation des paiements : un redressement ou une liquidation judiciaire. Elle est comptée à la date du jugement, par unité légale (un numéro Siren). Les sauvegardes et les conciliations n'y figurent pas. Une entreprise qui négocie en amont n'entre donc pas dans la statistique.
Les données sont aussi révisées chaque mois, parce que certains jugements remontent tard des greffes. Le chiffre de juillet, par exemple, est désormais donné à 70 692 « sur données révisées ». Si vous citez ce chiffre dans des conclusions ou une note au client, écrivez « 70 766 défaillances sur 12 mois à fin août 2026, Banque de France, publication du 9 octobre 2026 ». Le mois de référence compte plus que l'arrondi.
Et la nuance qu'on oublie souvent : la population d'entreprises grossit. L'INSEE a compté 116 917 créations en août 2026 (données corrigées des variations saisonnières), en hausse de 6,5 % sur un mois. Sur 12 mois, les créations progressent de 11,4 %. Plus d'entreprises, c'est mécaniquement plus de défaillances possibles. Parler de « record » sans ce contexte, c'est forcer le trait.
Qui fait défaillance : la taille compte plus que le volume
Le tableau par taille de la Banque de France est celui qui mérite le plus d'attention.
| Taille (classement Banque de France) | Défaillances sur 12 mois à fin août 2026 | Sur un an | Écart à la moyenne 2010-2019 |
|---|---|---|---|
| Microentreprises et taille indéterminée | 65 107 | +4,4 % | +16,1 % |
| Très petites entreprises | 3 498 | +8,5 % | +73,9 % |
| Petites entreprises | 1 578 | +11,5 % | +73,4 % |
| Moyennes entreprises | 524 | +14,2 % | +59,3 % |
| ETI et grandes entreprises | 59 | +5,4 % | +78,8 % |
Les microentreprises font 92 % du total. C'est ce qui fait les gros titres.
Regardez plutôt les lignes suivantes. Au-dessus de la microentreprise, chaque catégorie dépasse sa moyenne historique de 59 % à 79 %. Une moyenne entreprise qui tombe, ce sont des dizaines de salariés, un portefeuille de contrats en cours, des fournisseurs créanciers, parfois un bail commercial et un crédit-bail. Autrement dit, du travail pour des avocats qui ne font pas de procédures collectives.
L'AGS le dit à sa façon. Son président, Christian Nibourel, résumait en avril 2026 : « Les défaillances ne sont pas plus nombreuses, elles sont plus lourdes. » Les chiffres de fin septembre vont dans le même sens : l'avance moyenne par salarié atteint 9 187 euros, contre 8 666 euros un an plus tôt, et le montant total avancé progresse de 16,7 %.
Les secteurs : où sont vos clients ?
| Secteur | Défaillances sur 12 mois à fin août 2026 | Sur un an | Écart à la moyenne 2010-2019 |
|---|---|---|---|
| Construction | 14 354 | -2,4 % | -2,2 % |
| Commerce, réparation automobile | 14 076 | +2,8 % | +7,7 % |
| Hébergement et restauration | 9 796 | +8,5 % | +32,8 % |
| Conseils et services aux entreprises | 9 040 | +8,4 % | +41,7 % |
| Enseignement, santé, action sociale, services aux ménages | 7 280 | +13,1 % | +37,1 % |
| Industrie | 4 442 | +3,4 % | 0,0 % |
| Transports et entreposage | 3 223 | +2,8 % | +69,5 % |
| Activités immobilières | 2 673 | +6,3 % | +34,7 % |
| Information et communication | 2 139 | +3,4 % | +44,5 % |
| Agriculture, sylviculture et pêche | 1 795 | +13,3 % | +32,1 % |
| Activités financières et d'assurance | 1 769 | +10,2 % | +53,8 % |
Source : Banque de France, Stat Info août 2026, tableau A.
Deux lectures à contre-courant. La construction, longtemps présentée comme le secteur sinistré, est le seul grand secteur sous sa moyenne historique. Elle reste le premier en volume, mais elle recule.
Ensuite, regardez la ligne « conseils et services aux entreprises ». Elle regroupe, dans la nomenclature de l'INSEE (sections M et N), les activités juridiques et comptables, le conseil de gestion, l'ingénierie, la publicité. Ce sont vos clients du quotidien, et aussi vos confrères. 9 040 défaillances, 41,7 % au-dessus de la moyenne : ce secteur-là n'a pas la visibilité de la restauration, il pèse pourtant presque autant.
Ce que 2026 annonce pour les 12 prochains mois
Personne ne publie de prévision fiable à 12 mois, et nous n'en inventerons pas une. Voici ce qui est sur la table à la mi-octobre 2026 :
- la Banque de France décrit une stabilité « visible dans la plupart des secteurs d'activité et des tailles d'entreprises » ;
- Altares parle d'une quasi-stabilisation au 3e trimestre (+0,5 %), avec 52 700 défaillances depuis janvier ;
- l'AGS rappelle que « les prévisions anticipent de l'ordre de 72 000 à 75 000 faillites » pour l'année 2026.
Notre lecture : le plateau va durer. Et pour un cabinet, le décalage joue à plein. Un jugement d'ouverture prononcé ce mois-ci produit du travail pendant des mois, parfois des années : déclarations de créances, contestations, revendications, contrats en cours à trancher, actions contre les dirigeants. Les 70 000 procédures de l'année écoulée alimenteront votre agenda de 2027, même si le compteur mensuel se tasse.
Ce que cela change pour un cabinet qui ne fait pas de procédures collectives
Vous êtes avocat en droit des contrats, en droit social, en droit commercial. Les défaillances vous touchent par trois portes. Elles n'appellent pas le même réflexe.
| Situation | Le signal | Le réflexe | Texte |
|---|---|---|---|
| Le débiteur de votre client est placé en redressement ou en liquidation | Publication du jugement au BODACC | Déclarer la créance au mandataire judiciaire dans les 2 mois de la publication | Art. L622-24 et R622-24 C. com. |
| Votre client lui-même ne peut plus payer ses dettes exigibles | Retards URSSAF, fournisseurs payés au cas par cas | Dater la cessation des paiements, compter 45 jours | Art. L631-1, L631-4 et L640-4 C. com. |
| Vos propres honoraires sont impayés par un client placé en procédure | Le client cesse de répondre, puis le jugement tombe | Déclarer la créance d'honoraires antérieurs, ne pas attendre un paiement que la loi interdit | Art. L622-7 et L622-17 C. com. |
Sur la première ligne, le piège est connu mais toujours aussi fréquent : le client apprend la procédure tard, par un courrier qu'il n'a pas lu. Le délai de 2 mois court à compter de la publication au BODACC, pas de la date à laquelle il en a eu connaissance. Il est porté à 4 mois pour un créancier qui ne demeure pas en France métropolitaine quand la procédure y est ouverte. La déclaration peut être faite par le créancier ou par tout préposé ou mandataire de son choix, ce qui inclut son avocat.
Un exemple fictif, pour fixer les idées. Votre client, une PME de maintenance industrielle, détient 38 400 euros TTC de factures impayées sur un donneur d'ordre. Le redressement judiciaire de ce dernier est ouvert le 2 octobre 2026 et publié au BODACC le 14 octobre 2026. La déclaration doit parvenir au mandataire judiciaire au plus tard le 14 décembre 2026. Les prestations fournies après le 2 octobre, pendant la période d'observation, suivent un autre régime : celui de l'article L622-17, payées à l'échéance et, à défaut, avec un privilège.
Sur la troisième ligne, soyez lucide sur vos honoraires. Ceux qui sont nés avant le jugement d'ouverture tombent sous l'interdiction de payer de l'article L622-7 : votre client ne peut plus les régler, même s'il le veut. Déclarez-les comme n'importe quel créancier. Ceux qui rémunèrent une prestation fournie au débiteur pendant la période d'observation peuvent relever de l'article L622-17.
Pour repérer les clients exposés, un tableau suffit souvent. Si vous utilisez un assistant IA, ne lui donnez que des données anonymisées : un secteur, une taille, un encours. Jamais un nom de client.
Voici une liste anonymisée de 30 entreprises clientes du cabinet, une par ligne :
identifiant interne ; secteur d'activité ; effectif ; montant de nos honoraires
impayés ; date de la plus ancienne facture impayée.
1. Classe chaque entreprise selon les secteurs du tableau Banque de France
d'août 2026 (construction, commerce, hébergement et restauration, conseils et
services aux entreprises, etc.).
2. Signale celles qui cumulent un secteur au moins 30 % au-dessus de sa moyenne
2010-2019 et une facture impayée de plus de 60 jours.
3. Présente le résultat sous forme de tableau trié par encours décroissant.
Ne fais aucune hypothèse sur la situation financière réelle des entreprises.
Le résultat ne dit pas qui va tomber. Il dit à qui passer un coup de fil cette semaine.
Quand un client bascule : les 45 jours et les pièces
La cessation des paiements est l'impossibilité de faire face au passif exigible avec l'actif disponible (art. L631-1 du Code de commerce). Elle n'est pas constituée si le débiteur établit que ses réserves de crédit ou les moratoires obtenus de ses créanciers lui permettent d'y faire face. À partir de là, le dirigeant a 45 jours pour demander l'ouverture d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire, s'il n'a pas demandé une conciliation dans ce délai (art. L631-4 et L640-4).
Ce délai est court en pratique. La date de cessation des paiements se reconstitue souvent après coup, et le dirigeant a déjà consommé une partie des 45 jours à espérer un encaissement. L'enjeu personnel est réel : le dirigeant qui a sciemment omis de demander l'ouverture dans ce délai encourt une interdiction de gérer (art. L653-8).
Si votre client vous appelle à ce stade, deux choses comptent. La qualification de la date de cessation des paiements d'abord, avec un spécialiste si vous n'en faites pas votre métier. Le dossier ensuite : l'article R631-1 exige les comptes annuels du dernier exercice, une situation de trésorerie de moins d'un mois et un état chiffré des créances et des dettes, avec le nom et l'adresse de chaque créancier. Plusieurs pièces doivent être établies à la date de la demande ou dans les 7 jours qui précèdent. C'est cet état des créanciers qui prend le plus de temps quand la comptabilité est en retard.
Liasse a été conçu pour ce moment : il lit les pièces du client et pré-remplit le dossier de déclaration de cessation des paiements, pour que les 45 jours servent à conseiller plutôt qu'à recopier des tableaux. Pour aller plus loin sur la pratique, consultez nos articles sur les procédures collectives et, pour l'usage des outils au cabinet, notre rubrique sur l'IA au cabinet d'avocats.
Comment suivre ces chiffres sans y passer une heure par mois
Un rituel de 10 minutes suffit.
- La Banque de France publie chaque mois, avec un décalage d'environ 6 semaines (les chiffres d'août sont sortis le 9 octobre). Lisez le PDF « Stat Info » plutôt que la page web : les tableaux par secteur et par taille y figurent en entier.
- L'INSEE publie les créations d'entreprises vers le milieu du mois. La prochaine parution, celle des chiffres de septembre, est annoncée pour le 16 octobre 2026.
- Altares publie un baromètre par trimestre, à la mi-janvier, mi-avril, mi-juillet et mi-octobre.
- L'AGS communique sur ses avances en cours d'année (en avril pour le 1er trimestre, en octobre pour les 9 premiers mois) : c'est le meilleur indicateur du poids social des procédures.
Gardez une ligne par mois dans un tableur : cumul 12 mois, variation sur un an, écart à 2010-2019. Au bout de 6 mois, vous aurez une lecture plus fine que la plupart des articles de presse, et des chiffres datés à citer quand un client vous demande si « ça va mieux ».
Questions fréquentes
Combien y a-t-il eu de défaillances d'entreprises en 2026 ?
Le dernier chiffre de la Banque de France, publié le 9 octobre 2026, est de 70 766 défaillances sur les 12 mois glissants à fin août 2026. Le chiffre est stable depuis l'été (70 692 à fin juillet) mais reste 19,3 % au-dessus de la moyenne 2010-2019. Les prévisions citées par l'AGS tablent sur 72 000 à 75 000 défaillances pour l'ensemble de l'année 2026.
Quelle est la différence entre les chiffres de la Banque de France et ceux d'Altares ?
La Banque de France publie chaque mois un cumul sur 12 mois glissants des redressements et liquidations judiciaires, en date de jugement, avec des données révisées le mois suivant. Altares publie un baromètre trimestriel : 14 652 défaillances au 3e trimestre 2026 et près de 72 000 sur 12 mois. Les deux séries ne se recoupent pas exactement, car leur date d'arrêté et leur méthode diffèrent. Pour une note ou des conclusions, citez la Banque de France et précisez le mois de référence.
Quels secteurs sont les plus touchés par les défaillances en 2026 ?
En volume, la construction (14 354) et le commerce (14 076) restent en tête sur 12 mois à fin août 2026. Par rapport à la moyenne 2010-2019, les écarts les plus forts concernent les transports et l'entreposage (+69,5 %), les activités financières et d'assurance (+53,8 %) et l'information-communication (+44,5 %). La construction est le seul grand secteur sous sa moyenne historique (-2,2 %).
Les défaillances d'entreprises vont-elles baisser en 2027 ?
Rien dans les chiffres publiés à la mi-octobre 2026 ne l'annonce. La Banque de France décrit une stabilité à un niveau élevé, Altares parle d'une quasi-stabilisation au 3e trimestre (+0,5 %), et l'AGS cite des prévisions de 72 000 à 75 000 défaillances pour 2026. Un plateau haut est le scénario le plus prudent pour organiser l'activité d'un cabinet.
Quel est le délai pour déclarer une créance quand un client fait défaillance ?
Le créancier dispose de 2 mois à compter de la publication du jugement d'ouverture au BODACC pour déclarer sa créance au mandataire judiciaire (art. R622-24 du Code de commerce). Le délai est porté à 4 mois pour un créancier qui ne demeure pas en France métropolitaine quand la procédure y est ouverte. La déclaration peut être faite par le créancier ou par tout préposé ou mandataire de son choix (art. L622-24).
Sources
- Banque de France, Défaillances d'entreprises en France, août 2026 (publié le 9 octobre 2026)
- Banque de France, Stat Info Les défaillances d'entreprises, août 2026 (PDF, tableaux par secteur et par taille)
- Banque de France, Business bankruptcies : définition d'une défaillance
- INSEE, Forte accélération des créations d'entreprises en août 2026, Informations rapides n° 222 (18 septembre 2026)
- AGS, communiqué du 7 octobre 2026 : près de 2 milliards d'euros avancés à plus de 211 000 salariés à fin septembre
- AGS, communiqué du 13 avril 2026 : hausse de 23 % des avances au 1er trimestre
- Altares, Étude de défaillances et sauvegardes des entreprises en France, T3 2026 (13 octobre 2026)
- INSEE, nomenclature NAF rév. 2, division 69 : activités juridiques et comptables (section M)
- Code de commerce, article L631-1 : définition de la cessation des paiements (Légifrance)
- Code de commerce, article L631-4 : délai de 45 jours (Légifrance)
- Code de commerce, article L640-4 : délai de 45 jours en liquidation judiciaire (Légifrance)
- Code de commerce, article L653-8 : interdiction de gérer (Légifrance)
- Code de commerce, article L622-24 : déclaration des créances (Légifrance)
- Code de commerce, article R622-24 : délai de déclaration des créances (Légifrance)
- Code de commerce, article L622-7 : interdiction de payer les créances antérieures (Légifrance)
- Code de commerce, article L622-17 : créances postérieures au jugement d'ouverture (Légifrance)
- Code de commerce, article R631-1 : pièces de la demande d'ouverture (Légifrance)
Cet article est une information générale, à jour à sa date de publication. Il ne constitue pas un conseil juridique : vérifiez toujours les textes en vigueur et la situation propre à chaque dossier.